Moi ce que je veux c’est courir sous la pluie, sentir mes pieds nue sur le béton chaud, manger des macarons à en être malade. Je veux acheter sans réfléchir une tonne de vêtements inutiles, je veux me vernir les doigts de toutes les couleurs, peu importe ce qu’en pense les gens. Sauter d’une falaise sans jamais mourir, sentir le vent me porter, la légèreté de mes rêves me servir d’ailes. Je veux passer 3 jours agonisante dans une forêt pour prendre conscience de mon bonheur. Ne plus rien promettre, pour ne plus décevoir. Roter, chanter, danser, jouir d’une folie incontrôlable. Je veux avoir la liberté de parler pour ne rien dire. Je veux faire les plus moches photos du monde sans jamais avoir peur d’être juger. Me maquiller comme un camion voler pour sortir les poubelles. Voyager, peu importe l’heure, les horaires d’avion, de train, de bateau, peu importe le prix du carburant, la météo. Perdre la notion d’argent pour ne plus jamais la retrouver. Je veux être éblouie de bonheur, n’avoir à rendre de compte à personne, je veux être éclabousser par la vie. Je veux marcher dans les sables mouvant sans jamais m’enfoncer, profiter de la vie comme elle m’en procure le droit et surtout le devoir sans jamais me retourner, ni regretter. Noyer mes désespoirs dans le travail pour plonger mes dernières gouttes d’espoirs dans une grande tasse de café bouillant. Je veux rencontrer des stars, dialoguer avec les plus grands, me sentir puissante. Je veux que les personnes que j’aime le sachent et que les autres, le sachent aussi. Je veux vivre un conte de fée aussi irrationnel que possible, vivre à 200 à l’heure, ne plus rien voir passer, ne plus avoir le temps de penser. M’accorder simplement, une minute de temps en temps, pour, allonger sur des draps de cotons, réfléchir à mon avenir, m’assoupir et sentir la légèreté de la vie, me dire que rien n’a d’importance, que la vie est faites pour être vécue, me dire qu’elle est trop courte pour réfléchir, me relever et reprendre cette vie infernal. Ne plus penser à tout ce que j’ai vécue, sans jamais vraiment oublier. Voilà, ce que j’aimerais… Mais que je ne ferais jamais.
MO